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Dans le Nord - Pas-de-Calais, l'exploitation du charbon a été réalisée de 1730 à 1990. Les sites sont aujourd'hui fermés.
Les principaux risques miniers sont surtout liés à l'évolution des cavités souterraines abandonnées et sans entretien du fait de l'arrêt de l'exploitation. Ces cavités présentent des risques potentiels de désordres en surface pouvant affecter la sécurité des personnes et des biens. Des phénomènes de surface se font sentir à plus ou moins long terme en fonction de la taille des cavités, de leur profondeur, de la nature et de la qualité du sol.
Au sein du Bassin minier Nord – Pas-de-Calais sont identifiés quatre grands types de risques (aléas) : les mouvements de terrains, les émanations de gaz de mine, la combustion des terrils, les inondations des cuvettes topographiques et les remontées des nappes phréatiques.
Les mouvements de terrain : ces manifestations peuvent être plus ou moins lentes et brutales. On peut citer les effondrements généralisés ou localisés (fontis), les affaissement progressifs et les tassements.
Les émanations de gaz de mine : combustion lente, spontanée ou à la suite d'un incendie de surface, instabilité des pentes.
Les risques liés aux terrils : ce sont des gaz toxiques, asphyxiants, inflammables qui s'échappent de réservoirs miniers souterrains par des puits ou des failles (grisou, air appauvri en oxygène, radon, CO2).
Les inondations des cuvettes topographiques et les remontées de nappes phréatiques : des défaillances des systèmes de pompages restés en place provoqueraient de graves inondations.
Face à l'urbanisation, ces phénomènes sont susceptibles de créer le risque minier.
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