La mise en place du protocole
1. Sélectionner une aire de suivi :
Une zone géographique, appelée "aire", est définie. Elle doit comprendre au minimum trois sites aquatiques favorables à la reproduction des amphibiens, comme des mares, des étangs ou des fossés. Les sites sont choisis de manière à former un ensemble paysager cohérent et accessible pour les prospections.
2. Réaliser trois passages au cours de l’année :
Le suivi est réalisé trois fois au cours de la saison de reproduction, une année sur deux. Les passages sont répartis entre janvier et juin, en tenant compte des périodes d’activité des différentes espèces et des conditions météorologiques.
• Janvier – février : premier passage, de préférence en journée.
• Mars – avril : deuxième passage, de préférence la nuit.
• Mai – juin : troisième passage, de préférence en journée.
3. Rechercher et identifier les amphibiens :
Lors de chaque passage, les observateurs prospectent les sites par détection visuelle et auditive, afin de repérer les adultes, les pontes et les larves. Des méthodes complémentaires de capture, à l’épuisette ou à l’aide de nasses, peuvent être utilisées si nécessaire, dans le respect de la réglementation.
4. Enregistrer les observations :
Les espèces identifiées et les informations relatives aux prospections sont saisies dans le module GeoNature dédié au programme, selon les modalités prévues par la SHF. La saisie est indispensable pour que les données puissent être exploitées dans le cadre du suivi national.
5. Analyser les tendances d’évolution :
Les données recueillies au fil des années permettent d’étudier les tendances des populations d’amphibiens à différentes échelles territoriales. Leur analyse contribue à améliorer les connaissances scientifiques et à orienter les actions de conservation.
Un suivi rigoureux et répété dans le temps est essentiel pour mieux comprendre l’évolution des populations d’amphibiens et contribuer à leur préservation.